Mercier au Moyen-Age

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Au Moyen-âge, le mercier faisait le négoce de marchandises produites par d’autres métiers ou importées. On disait d’eux : « Merciers, marchands de tout, faiseurs de rien ».

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Une origine sédentaire

A l’époque, les artisans étaient sédentaires et ne proposaient que leurs propres produits sur leurs étals. Comme les villes et les villages ne disposaient pas de tous les artisanats, des marchands se sont mis en route, parcourant sentiers et chemins pour vendre des marchandises les plus diverses. Les artisans craignant la concurrence, veillaient jalousement à ce que ces camelots ne fabriquent pas eux-mêmes leurs produits.

Marchand de tout, faiseur de rien

Ces colporteurs, intermédiaires entre villageois et fabricants, furent ainsi désignés merciers, dont l’origine latine merx signifie « tout ce qui se vend ». Le mercier était donc une sorte de grossiste itinérant, mais pouvait rester sédentaire. Les premiers se rendaient dans des foires pour acheter leurs denrées à des marchands venant de tous les pays, puis sillonnaient la région pour les revendre. Les seconds commandaient aux artisans les produits dont ils avaient besoin et se faisaient ensuite livrer dans leur propre boutique.

Maîtres et maîtresses mercier

La corporation des merciers est l’une des plus anciennes ; elle date du XIIème siècle. A sa tête se trouvait un roi des merciers, chef de la corporation, jusqu’à la fin du XIVème siècle. Ce dernier accordait le brevet de maître. La corporation était divisée en différentes catégories : marchands joailliers, marchands quincailliers, papetiers, bimbelotiers, etc. La mercerie comprenait divers commerces dont celui des articles de couture ou « menue mercerie ». Dès le XIVème siècle, les femmes pouvaient exercer cette profession, ainsi, il y avait des maîtres et des maîtresses, des apprentis et des apprenties.